Saint-
Un hangar à locomotive promis à la destruction.
Une équipe de deux à trois cents mômes qui vivent dans ce lieu, squattent la ruine, dans la violence, dans le rejet.
Première idée : mettre en scène, spectaculariser la destruction projetée avec la complicité des habitants.
Quatre-
En marge du Théâtre de l’Unité, l’atelier naît de ce constat. Formation d’une première équipe, sept à huit personnes en rupture, marginaux de choix de ces années quatre vingts. Et très vite, dépassant les possibilités offertes par les T.U.C., l’envie de pérenniser le travail des gars, d’en faire des Intermittents du spectacle. Contrats pour la construction de décors, commandes extérieures : l’atelier trouve son autonomie, forme une vingtaine de jeunes.
Montbéliard, août 1991...
Le Théâtre de l’Unité s’installe, crée le Centre d’Art et de Plaisanterie. L’Atelier
déménage, se transporte dans les locaux désertés des bains-
Tenter d’intégrer à l’atelier des jeunes extérieurs au milieu du spectacle, habitants des quartiers défavorisés sans espoir de formation, marginaux par force, non plus par choix. Problèmes nouveaux, renforcés par l’impossibilité de trouver pour les jeunes formés des débouchés dans des entreprises régionales du même type.
Jusque-
Reste un regret : l’Atelier de Saint-
L’atelier s’autonomise, devient une association indépendante :
La Compagnie des Bains-
La compagnie peut maintenant intégrer des stagiaires. Son but n’est plus de former
à tout prix des professionnels du spectacle, mais bien de favoriser la remise en
confiance de rejetés du système, de les placer face à des responsabilités de travail
et de leur apprendre à y faire front. Stages de longue durée, encadrés par des “anciens”,
eux-
Parallèlement à ses travaux de commandes, l’atelier développe ses propres projets.
Interventions de rue, participations à des événements et fêtes de quartier-
C’est dans cette perspective que se met en place le spectacle Anges et Démons, véritable
“mise en rue” du postmodernisme. Il sera joué à Avignon, Chalon dans la Rue, Lisbonne-
La Compagnie quitte son lieu historique, novembre 2010, et déménage son frigo à l’ancienne caserne des pompiers.
Quelques créations :
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